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Fatigue de rentrée: pourquoi elle arrive et comment relancer son énergie

Photo du rédacteur: Phuong DANG
Phuong DANG
il y a 9 heures
3 min de lecture

Les vacances sont finies depuis trois semaines. Les journées ont repris leur rythme, les dossiers aussi. Le corps, lui, n'a pas suivi. Réveils difficiles, baisse de concentration en milieu d'après-midi, sensation de lourdeur dans les jambes: la fatigue de rentrée est l'un des motifs de consultation les plus fréquents à notre cabinet entre septembre et novembre.

Elle est souvent mise sur le compte du manque de sommeil ou de la charge de travail. C'est une partie de l'explication, mais rarement toute l'explication.

Ce que la médecine chinoise voit derrière la fatigue d'automne

En médecine traditionnelle chinoise, l'année ne se divise pas en quatre saisons égales mais en cinq mouvements, chacun associé à un organe et à une qualité d'énergie. L'été correspond au Feu, une période d'expansion, d'activité et de dépense. L'automne correspond au Métal, saison du Poumon et du Gros Intestin, période de resserrement et d'intériorisation.

Le passage d'un mouvement à l'autre demande un travail d'adaptation au corps. Quand ce passage se fait brutalement, c'est-à-dire quand on enchaîne un été dépensier et une rentrée à plein régime sans transition, l'organisme puise dans ses réserves. La fatigue qui en résulte n'est pas un manque de sommeil ponctuel: c'est un déficit d'énergie accumulé.

L'automne est aussi la saison où se construit le Wei Qi, l'énergie défensive qui circule à la surface du corps et le protège des agressions extérieures. Un terrain fatigué en octobre est un terrain plus vulnérable en janvier. C'est pour cette raison que nous considérons cette période comme une fenêtre de prévention plutôt que comme un simple creux à traverser.

Cinq gestes à appliquer dès cette semaine

Ces ajustements ne demandent ni matériel ni rendez-vous. Ils agissent sur les leviers que la médecine chinoise considère comme déterminants à cette saison: le rythme, la chaleur interne, la lumière et la respiration.

  • Se coucher trente minutes plus tôt, sans attendre d'être épuisé. L'automne demande plus de sommeil que l'été, et le gain se joue au coucher, pas au lever.

  • Manger chaud et cuit le matin plutôt que cru et froid. Le système digestif, que la médecine chinoise relie à la Rate, travaille au ralenti dès que la température baisse. Un petit-déjeuner froid lui demande une dépense d'énergie supplémentaire.

  • Sortir dix minutes à la lumière du jour avant midi, même sous un ciel couvert. La lumière matinale cale l'horloge interne, dont le dérèglement entretient la fatigue de fin de journée.

  • Couper la journée par une vraie pause, pas seulement un déjeuner devant un écran. Quinze minutes sans sollicitation suffisent à éviter l'effondrement de 16 heures.

  • Respirer deux minutes par le nez en allongeant l'expiration. Ce geste soutient le Poumon, organe de la saison, et fait baisser la tension nerveuse accumulée.

Quand la fatigue persiste malgré tout

Si la fatigue résiste à ces ajustements pendant plus de trois semaines, c'est généralement le signe que le déficit est plus ancien que la rentrée. Dans ce cas, l'acupuncture agit directement sur la circulation de l'énergie et sur les organes qui la produisent, en particulier la Rate et le Rein.

En pratique, un trouble récent demande trois à cinq séances rapprochées. Une fatigue installée depuis plusieurs mois en demande davantage, à raison d'une séance par semaine au début puis plus espacées. Un premier effet se perçoit généralement dès les deux ou trois premières séances: si rien ne bouge, c'est le signe qu'il faut réévaluer l'approche plutôt que de poursuivre à l'identique.

La moxibustion, qui consiste à réchauffer certains points par la combustion d'armoise, est souvent associée à l'acupuncture à cette saison. Elle est particulièrement indiquée quand la fatigue s'accompagne d'une sensation de froid, de mains et de pieds froids ou d'une digestion difficile.

En résumé

La fatigue de rentrée n'est pas une fatalité de calendrier. Elle marque un passage de saison que le corps n'a pas eu le temps de négocier. Agir en octobre, avant que le terrain ne se dégrade, demande moins d'efforts que de remonter la pente en plein hiver.

Nos thérapeutes vous reçoivent à Genève, rue de Chantepoulet 9 et avenue Krieg 4.

 
 
 

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